Sébastien Lecornu a déclaré le 26 août que la France souhaite moduler ses versements d'aide publique au développement selon la coopération de sept pays africains sur la migration clandestine. Les Comores, le Burundi, la Tanzanie, la République démocratique du Congo, le Rwanda, la Somalie et le Kenya sont concernés par ce système de « bonus-malus ». Le ministère des Affaires étrangères doit proposer des modalités de mise en œuvre dès 2026, avec une version plus structurelle en 2027. L'aide humanitaire directe resterait préservée.
Le mécanisme prévoit de récompenser les pays qui intensifient la lutte contre les passeurs, délivrent des laissez-passer consulaires et facilitent le retour des migrants en situation irrégulière. Lecornu justifie cette approche en estimant qu'il est logique d'accorder davantage d'aide aux nations engagées sur ces enjeux migratoires.
L'opposition de gauche dénonce un « chantage » inacceptable, tandis que la députée Estelle Youssouffa critique une opération de communication politique. L'extrême droite juge à l'inverse la mesure insuffisante, préconisant l'arrêt pur et simple de cette aide. Cette mesure intervient dans un contexte politique tendu autour de l'immigration clandestine à Mayotte avant l'élection présidentielle.



