Le Conseil constitutionnel a annulé vendredi la mesure phare du gouvernement visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. L'institution juge que cette interdiction représente une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et de communication des jeunes. Bien que reconnaissant la nécessité de protéger les enfants, les Sages estiment que l'interdiction s'applique trop largement à des services dont les risques ne sont pas tous établis.
Le texte censuré devait entrer en vigueur le 1er septembre et visait à écarter les mineurs de plateformes comme TikTok, Snapchat, X et Instagram, ainsi que des fonctionnalités sociales sur YouTube, des messageries et certains jeux en ligne. Le gouvernement justifiait cette mesure par les dangers documentés: anxiété, dépression, troubles du sommeil et harcèlement. Des jeunes et des parents se divisent sur cette décision du Conseil constitutionnel.
Face à ce revers, Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de préparer une nouvelle version juridiquement conforme de l'interdiction. Le gouvernement doit travailler à une rédaction robuste dans les meilleurs délais.


